Vendredi 25 septembre 2009
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08:00
Par Mu
Je suis "amapienne" depuis maintenant 3 ans. Cliente des marchés de producteurs, j'ai cherché à m'impliquer encore d'avantage à
travers le réseau des AMAP. Je vais vous faire partager cette expérience à rebondissements, les vendredis de cette fin d'année.
Pour commencer, je vous rappelle le principe d'une
Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne (AMAP)
Le maraîcher nous réserve sa production maraîchère, certifiée BIO dans
l'idéal, avec pour objectif de nourir une quarantaine de familles.
Dans le respect de la Charte des AMAP, le système est solidaire : l'association regroupe des consomm'acteurs autour d'un paysan et organise la vente de sa production par abonnement.
Dans les faits, nous achetons la récolte à l'avance, par contrat écrit, et ce, pour une saison d'été ou d'hiver (soit environ 24
semaines). Puis, chaque semaine, nous retirons un panier cueilli le matin même par le maraîcher.
Nous partageons les surplus, mais aussi les vaches maigres. Si nous connaissons des
années fastes, il nous arrive, aussi, de traverser des périodes difficiles, avec des paniers bien moins conséquents : c'est là toute l'incertitude de l'agriculture.
De même, il faut apprendre à conserver une petite partie de nos paniers pour assurer les fins de saison, traditionnellement
moins productives.
Etre amapien, un
engagement militant
Au-delà, de l'aspect purement marchand, la démarche est militante : nous militons pour la systémisation d'une alimentation saine et respecteuse de notre Terre,
pour le droit de nos enfants à vivre dans un univers porteur d'avenir, pour la valorisation des terres agricoles et la préservation de l'ensemble de nos bio-systèmes, pour le respect des
droits des animaux ... nous nous battons pour la vie !
Etre consomm'acteur, c'est s'engager, sortir de la simple relation client/fournisseur,
s'interroger, s'impliquer et agir !
L'organisation de ma
1ère AMAP
Pour être réactifs et éviter de voir durer ou revenir les périodes de "disette" aggravée, nous nous réunissions une fois par mois, en présence du maraîcher, afin d'échanger et de
décider collectivement de la conduite à tenir.
Nous assurions une permanence par saison (lors de la distribution) et nous nous devions,
également et chacun suivant ses disponibilités, de participer aux travaux de l'exploitation. Il était fait régulièrement appel à nous
pour des plantations, le dessouchage d'un terrain, des cueillettes, ... Grands et petits, nous nous relayions pour découvrir les réalités du maraîchage. C'était aussi l'occasion de mieux
comprendre les enjeux de l'agriculture BIO et de tisser des liens humains forts.
De plus, nous collaborions avec des producteurs locaux, certifiés BIO pour la plupart d'oeufs, de farine, de fromages de chèvres,
de brebis et de volailles, de bière, de viande de boeuf, veau, agneau, de poisson, suivant le même système de contrat ou par commandes groupées.
Enfin, nous organisions, régulièrement des visites d'installations d'artisans locaux dont le travail était en accord avec notre démarche (et dont les produits savoureux attirent les gourmands que
nous sommes !).
Alors, vous vous en doutez, si je parle d'ancienne AMAP, c'est que j'ai dû en changer, car dans la pratique, l'air ne s'accorda pas du tout avec la chanson ...
suite au prochain épisode ...
Vous cherchez une AMAP près de chez vous, consultez le site national des AMAP
!
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Publié dans : Consomm'action
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