Vendredi 2 octobre 2009
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08:00
Par Mu
La voici, la voilà, l'ère des carburants végétaux s'annonce fermement et, malgré les voix qui
s'élèvent, nos dirigeants politico-économiques en font leur cheval de bataille.
Toutefois, si cela peut sembler partir "d'un bon sentiment" environnemental, le développement des bio-carburants soulève de
nombreux problèmes.
1/ le problème de l'arbitrage entre l'agriculture de subsistance et l'agriculture énergétique,
2/ l'extension nécessaires des terres cultivables sur les réserves vierges actuelles (les forêts),
3/ un accroissement de la pollution des sols par l'emploi de pesticides et d'engrais,
4/ l'usage d'espèces génétiquement modifiées pour améliorer les rendements et les qualités propres
5/ la mobilisation de ressources en eau déjà rares
6/ l'évaluation incertaine de la consommation énergétique nécessaire à la production de ces carburants.
Cet essor des agro-carburants a pour objectif de
respecter les engagements pris à Kyoto, entre autre en matière de :
1/ réduction des effets de serre : il ne fera que les accroître du fait de la déforestation massive qui a d'ores et déjà commencé en Amérique Latine,
2/ réduction des pollutions par émission : ils seront compensés par les pollutions issues du mode traditionnel de culture ...
3/ bio-diversité : elle sera largement mise en danger par la généralisation de l'usage de plans transgéniques.
Enfin, l'impact sur les prix, les quantités et la variété de la culture de subsistance laissent songeur, surtout lorsque l'on pense aux 2/3 de terriens qui n'ont pas d'autos et ne mangent pas
à leur faim (voire pas du tout).
Ceci dit, ils n'auront plus non plus à boire ... mais ils pourront remplir leurs poches en cédant les déserts au profit de la culture du carburant "vert".
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Publié dans : Consomm'action
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